Tu peux faire du lifecycle email de deux façons.

La première consiste à écrire une série d’emails “onboarding” et à les envoyer à tout le monde selon un calendrier.

C’est simple, ça se met en place vite, et ça donne l’impression que “l’email marketing tourne”. Le problème, c’est que ça ne colle pas à la réalité du produit. Deux utilisateurs inscrits le même jour n’avancent pas au même rythme, n’ont pas le même objectif, ni les mêmes blocages.

La deuxième façon consiste à traiter l’email comme une extension du produit. Tu observes ce que fait l’utilisateur, tu détectes un signal, puis tu envoies un message conçu pour l’aider à franchir l’étape suivante. Tu mesures si ce message a déclenché une action. Tu gardes ce qui fonctionne, tu supprimes le reste.

Ce guide t’explique cette deuxième approche.

Note importante: les exemples de signaux, d’activation, et de flows ci-dessous sont inspirés de ce qu’on a construit chez lemlist. Tu peux réutiliser la méthode, mais tu devras adapter les signaux à ton produit.

⚠️ Pour illustrer ce billet, une édition précédente de ma newsletter détaille la mise en place technique de ce flow dans n8n, de la collecte des données jusqu’à l’envoi dans Customer.io.

C’est quoi le lifecycle email marketing

Le lifecycle email marketing, c’est l’art d’envoyer le bon message au bon moment, en fonction du parcours réel de l’utilisateur dans le produit.

Le point clé, c’est le déclenchement. Dans une logique lifecycle, tu ne “choisis” pas d’envoyer un email à une date. Tu définis une règle. Quand la règle est vraie, l’utilisateur entre dans un scénario, et l’email part.

Chez lemlist, un scénario peut se déclencher parce que l’utilisateur a créé une campagne mais ne l’a jamais lancée.

Il peut aussi se déclencher parce qu’il a importé une liste de leads, puis s’est arrêté. Il peut aussi se déclencher parce que ses résultats se dégradent, par exemple un reply rate qui chute.

Le lifecycle est un système qui pousse l’utilisateur vers une action de valeur, au moment où cette action a du sens pour lui.

Le shift à faire avant de commencer

Quand on débute, on pense souvent “séquence”. On imagine une suite d’emails: bienvenue, puis présentation des features, puis quelques preuves sociales, puis une relance. C’est une vision marketing. Elle peut marcher pour éduquer, mais elle est faible pour activer et convertir.

Pour faire du lifecycle data-driven, tu dois changer de modèle. Il faut une machine qui réagit au comportement utilisateur.

Comprendre la logique calendrier